Les camps nazis

 

Les camps nazis, développés à partir de la nazification du régime se localisent dans le territoire du Grand Reich.

Source : CNDP.fr
Source : CNDP.fr

Cette carte permet de montrer l'implantation des camps nazis ainsi que les kommandos associés à un KL. On peut donc voir que les SS ont réalisé un véritable maillage du territoire.

 

Le tableau ci-dessous présente les différents camps de concentration et les camps d'extermination. Nous avons choisi d'y inclure le nom des déportés mentionnés dans notre travail.

plan du KL Sachsenhausen
plan du KL Sachsenhausen

L'univers concentrationnaire :

 Les camps ressemblaient à de véritables petite villes : avec ses maisons (les blocks), les bâtiments du pouvoir, la place central, les hôpitaux, les lieux de production, la cantine, un bordel parfois (réservé aux gardes SS et à quelques détenus privilégiés). Dans certains il y a un cinéma. Le plan de Sachsenhausen ci-dessus permet d'avoir un exemple concret. Certains de ces lieux sont plus propices aux actes de résistance : lieux où l'on peut "organiser", se rencontrer, échanger, réaliser des actes de sabotages...

 

Primo Lévi nous décrit le camp qu'il a connu : " Nous avons une idée de la topographie du Lager (= du camp) ; c’est un carré d’environ six cent mètres de côtés, clôturé par deux rangs de barbelés, dont le plus proche de nous est parcouru par un courant à haute tension. Le camp se compose de soixante baraques en bois, qu’ici on appelle blocks, dont une dizaine sont en construction ; à quoi s’ajoute le corps des cuisines qui est en maçonnerie, une ferme expérimentale tenue par un groupe de Häftlinge privilégiés, et les baraques des douches et des latrines, une tous les six ou huit blocks. Certains blocks, en outre, sont affectés à des usages particuliers. D’abord l’infirmerie et le dispensaire, constitués par huit baraques situés à l’extrémité ouest du camp ; puis le block 24, le Krätzeblock, réservé aux galleux ; le block 7, formellement interdit aux Häftlinge ordinaires et réservé à la « Prominenz », c'est-à-dire à l’aristocratie, aux internés qui détiennent les fonctions les plus importantes ; le block 47, réservé aux Reichsdeutsche (Aryens allemands, politiques ou criminels) ; le block 49, pour kapos uniquement ; le block 12, dont une moitié, destinés aux Reichsdeutsche et aux kapos, sert de kantine, c'est-à-dire de comptoir où l’on débite du tabac, de la poudre insecticide et d’autres articles accessoirement ; le block 37, qui abrite le bureau principal et le bureau du travail ; et enfin le block 29 reconnaissable à ses fenêtres toujours fermées, car c’est le Frauenblock, le bordel du camp réservé aux Reichsdeutsche, et où opèrent des Häftlinge (= détenue) polonaise."

Natzweiler Struthof  : Ce camp de concentration est le seul camp de concentration sur le territoire aujourd'hui français. Lors de sa création, l'Alsace et la Moselle faisaient partis du Troisième Reich. Il a été installé au Struthof, durant la Seconde Guerre mondiale.

Henri Goude, matricule 14986

André Mahuet, matricule 6201, décédé le 25 avril 1944 à Natzweiler.

Neuengamme : Le camp de concentration de Neuengamme a été établi le 13 décembre 1938, au sud-est de Hambourg sur le fleuve Elbe, d'abord comme camp extérieur du camp de Sachsenhausen puis transformé en 1940 en camp de travail indépendant. 106 000 personnes des pays occupés par l'Allemagne, de 28 nationalités différentes, ont été déportées et internées dans ce camp. Environ 55 000 en sont mortes.


Bergen-Belsen : Parfois appelé Belsen, c'était un camp de concentration nazi. D'abord camp de travailleurs, puis camp

d'entrainement de la Wehrmacht, dépôt de matériel et d'armes, il est transformé en camp d'internement de prisonniers de guerre , il fut agrandi en vue de la guerre contre l'URSS.

  Anne Frank  


Dora : Le camp de Dora était un camp de concentration nazi destiné à la fabrication de missiles V2 pendant la Seconde Guerre mondiale. Le camp de Dora, ouvrit à la fin du mois d'août 1943. Environ 60 000 prisonniers de vingt-et-un pays sont passés par Dora.

André Sellier, matricule 51249 à Buchenwald


Buchenwald : Buchenwald est un camp de concentration nazi créé en juillet 1937 sur la colline de l'Ettersberg située à proximité de Weimar. Le but de Buchenwald était la destruction par le travail, il y a été commis les atrocités les plus sadiques. sur la colline de l'Ettersberg située à proximité de Weimar. il était initialement destiné aux adversaires politiques du régime nazi, aux criminels récidivistes, aux Juifs, aux témoins de Jéhova, aux homosexuels et aux prétendus "asociaux".

Stéphane Hessel, matricule 10033

Georges Semprun, matricule

44 904

Eugen Kogon

Joseph Onfray, matricule 52388

Paul Segretain, matricule 43273


Flossenbürg : Il fut la quatrième camp de concentration ouvert par les nazis en Allemagne. C'était à l'origine un village situé dans un cadre champêtre, entouré de montagnes, de forêts et de ruines. C'est à cet endroit qu'en mai 1938, sur décision d'Himmler, après Dachau et Buchenwald, on construisit un nouveau camp de concentration.

Devilliers Marcelle, matricule 38910 (Zwodau, kommando du KL Flossenbürg)

Dachau : Le camp de Dachau fut mis en service le 31 mars 1933 sur l'ordre de Himmler, quelques jours après le vote des pleins pouvoirs à Adolf Hitler par le Reichstag. Il fut tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, mais il accueillit également par la suite des juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels et Tsiganes.

Richard Grunberg, (Allach kommando de Dachau) matricule 41689 (Buchenwald)

Marcel Veau (Allach kommando de Dachau), matricule 42484 (Buchenwald)

Mauthausen : Le camp de était un camp de concentration instauré par le régime nazi du Troisième Reich autour des villages de Mauthausen et de Gusen en Haute-Autriche. Initialement un camp unique à Mauthausen, il se développa pour devenir l'un des plus grands camps de travail en Europe occupée

Hans Bonarevitz

Michel de Bouard

Jean Gavard, matricule 25319

Rodolphe Perdrieux, matricule 28408 (Loibl Pass, kommando de Mauthausen)

Georges Lethielleux, matricule 28271 (Loibl Pass, kommando de Mauthausen)

 


Ravensbrück : Camp de concentration spécialement réservé aux femmes et dans lequel vécurent aussi des enfants. Au moins 132 000 femmes et enfants y furent déportés, dont 90 000 furent exterminés.

Lise London, matricule 42171

Marie-José Chombart de Lauwe, matricule 21706

Andrée Dupont-Thiersault, matricule 43129

Jeanine Niox, matricule 47167

 

 


Sachsenhausen : (En 1935, Orianienburg a été remplacé par le camps de Sachsenhausen) Ainsi, à Sachsenhausen, le 21 avril 1945, plus de 30 000 hommes et 5 000 femmes sont évacués. Entre le 12 juillet 1936 et avril 1945 : 204 537 détenus de vingt nationalités (dont 8 000 à 9 000 français) ; 101 167 sont morts à Sachsenhausen.mp de concentration de Sachsenhausen). Oranienburg-Sachsenhausen était un camp de concentration nazi implanté en 1935 à 30 km au nord de Berlin. Il est ouvert en 1933 et fermé deux ans plus tard. De 1936 à 1945, 200 000 personnes y ont été internées et 100 000 y sont mortes. En août 1941, un massacre de masse y a eu lieu avec l'exécution de plus de 13 000 soldats soviétiques, prisonniers de guerre.


Stutthof : c'est un camp de concentration allemand établi le 2 septembre 1939. Stutthof a été le premier camp créé hors du territoire allemand. Le 23 novembre 1941, Stutthof a été incorporé dans le plan d'extermination et élargi à 120 ha.


Treblinka : Un premier camp, fut construit en 1941 pour servir de camp de travail forcé aux accusés de crimes par les troupes d'occupation, il était situé à une centaine de kilomètres au nord-est de Varsovie. Des milliers de Juifs en provenance d’autres pays y furent également exterminés : 7 000 de Slovaquie, 4 000 de Grèce, et 7 000 Juifs de Macédoine ainsi que plus de 2 000 Tziganes.


Maïdanek : Maïdanek est un camp d'extermination et de travail nazi se trouvant dans la ville polonaise de Lublin. Au plus fort de son activité, il a accueilli 50 000 prisonniers, il fut fermé le 17 juillet 1944 et les prisonniers « évacués » principalement vers Auschwitz.

 

 

 

 

 

Sobibor : Le camp d'extermination de Sobibor était un camp d'extermination nazi, situé au sud-est de l'actuelle Pologne, à 12 km au sud du village de Sobibo. En avril 1942 lorsque le camp fut achevé, on procéda aux premières expériences de mise à mort par le gaz. De mai 1942 à l'été 1943, les autorités allemandes y firent assassiner environ 250 000 Juifs.

Thomas Blatt

Belzec : Le camp d'extermination de Bełżec a été un centres de l'extermination des Juifs d'Europe dans le cadre de l'Aktion Reinhard. De mars à décembre 1942, plus de 450 000 personnes y furent gazées. Avec Sobibor et Treblinka, ces centres sont destinés à l'assassinat de 1 500 000 Juifs qui vivent dans le Gouvernement général.


 

Chelmno : Le camp d'extermination de Chełmno est le premier camp d'extermination nazi destiné à l'assassinat des Juifs par le gaz. Il est utilisé de décembre 1941 à septembre 1942, puis en juin et juillet 1944, faisant plus de 150 000 victimes.

 


Auschwitz Birkenau : Auschwitz Birkenau est le plus grand camp de concentration et d'extermination du Troisième Reich. Il se trouve entre les villes Auschwitz et de Birkenau, annexées au Reich après l'invasion de la Pologne. Ce camp de concentration, a été créé en mai 1940 et libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. En cinq ans, plus de 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, moururent à Auschwitz, dont 900 000 immédiatement à la sortie des trains.

Simone Veil

Shlomo Venezia

Primo Lévi

Henri Kichka
Elie Wiesel

  

Gross-Rosen : Gross-Rosen était un camp de concentration nazi, construit en 1940. Il s'agissait au départ d'un camp de travail dont la main-d'œuvre était employée dans les carrières de granit1 des environs. Il devint indépendant en 1941 et fut libéré le 14 février 1945 par l'Armée rouge. Un total de 125 000 prisonniers ont été internés dans ce camp et 40 000 d'entre eux y moururent.

 

 

L'auteur de "Si c'est un homme" décrit également les blocks : "Les blocks ordinaires d’habitation comprennent deux pièces ; la première, le Tagesraum, où vivent le chef de baraque et ses amis : on y trouve une longue table, des chaises et des bancs, et toutes sortes d’objets de couleurs vives disséminés un peu partout, photographies, illustrations découpées dans des revues, dessins, fleurs artificielles, bibelots […] ; dans un coin, une vitrine comprenant les instruments du barbier du block, les louches pour la distribution de la soupe et deux matraques en caoutchouc pour le maintien de la discipline. L’autre pièce est le dortoir ; il contient cent quarente-huit couchettes disposées sur tois niveaux et divisées par trois couloirs, et aussi serrées que les alvéoles d’une ruche, de manière à utiliser la totalité du volume disponible, jusqu’au plafond ; c’est là que vivent les Häftlinge ordinaires, à raison de deux cent à deux cent cinquante par baraque, soit deux hommes dans la plupart des couchettes, pourvues d’une mince paillasse et de deux couvertures. Les couloirs de dégagement sont si étroits que deux personnes ont du mal à y passer de front, et la surface du plancher si réduite que tous les occupants d’un même block ne peuvent y tenir ensemble que si la moitié d’entre eux sont allongés sur les couchettes. D’où l’interdiction de pénétrer dans un block dont on ne fait par partie."