Sauver une vie

Sauver une vie était aussi une forme de résistance, plusieurs déportés rapportent des exemples où grâce a différents supterfuge, en prenant des risques, ils ont pu sauver une ou plusieurs vies. Ainsi au camp de Buchenwald Stéphane Hessel, Yeo Thomas et Peleuve ont été sauvé par un Kapo grâce a une substitution d'identité avec des detenus français mourrant du typhus.

De même Marie-José Chombart de Lauwe évoque plusieurs cas où grâce à la complicité de détenues chargé de tenir les statistiques, elles ont pu, à Ravensbrück, intervertir les numéros de matricule entre une déporté décédée et une déporté encore en vie mais qui risquait une séléction (c'est à dire la mort) car trop faible. Il fallait ensuite cacher la déporté que l'on voulait sauver. Dans le même camp, trois autrichiennes devant être fusillées sont sauvées. Ce dernier exemple permet de montrer l'importance des réseaux et des relations entre les déportés. Ainsi, il a d'abord fallu l'intervention des détenues travaillant au bureau politique qui ont prévenu de l'exécution. Ensuite, d'autres détenues dont Marie-José Chombart de Lauwe ont dû intervetir les numéros de matricules de trois déportés décédées pour les donner aux trois autrichiennes. Cette action suppose la complicité de la détenu chargée de faire la comptabilité des détenus au sein des blocks. Enfin, il a fallu cacher les trois détenus. Une telle action suppose aussi la plus grande discrétion et une grande confiance entre certaines détenues. Ce cas des autrichiennes est d'autant plus particulier qu'elles arrivent d'Auschwitz. Par conséquent, elles portent un tatoutage. "Un camarade médecin a opérer ces trois femmes pour cacher leur tatouage. Il a fallu faire croire à une opération visant à soigner une plaie infectée."

Dans plusieurs camps, les anciens déportés font référence au fait que des détenus ont cherché à protéger d’autres détenus d’une mort assurée. Les détenus trop faibles pouvaient subir le processus de la sélection. Cette sélection signifiait la mort. Il fallait alors, quand on le pouvait, protéger le détenu, voire le cacher.