Biographies de Marie-José Chombart de Lauwe, Jean Gavard Stéphane Hessel, Primo Lévi, Lise London, Jorge Semprun, Elie Wiesel

Marie-José Chombart de Lauwe
Marie-José Chombart de Lauwe

Marie-José Chombart de Lauwe est une résistante Française.

Arrêtée le 22 mai 1942 à Rennes dénoncée par l'un des membres de son réseau de résistance. Marie-José est emprisonnée à Rennes puis à Angers.

D'abord condamnée à mort, sa peine est transformée et Marie-José est condamnée à la déportation. Le 26 juillet 1943, Marie-José est déportée au camp de Ravensbrück en Allemagne ou elle reçoit le numéro de matricule 21706. Elle travaille d'abord dans l'usine Siemens du camp puis l'ancienne étudiante en médecine est affectée à la Kinderzimmer afin de s'occuper des nourrissons nés dans le camp et voués à la mort. Le 2 mars 1945, Marie-José est transférée au camp de Mauthausen en Autriche avec le numéro de matricule 2807 ou elle soigne les femmes atteintes d' affections graves.

Marie-José Chambort de Lauwe est libérée le 22 avril 1945 par la Croix Rouge.

Membre de la Ligue des Droits de l'Homme, elle est l'une des présidentes de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP). Depuis 1996, Marie-José Chombart de Lauwe est la présidente de la Fédération pour la Mémoire des Déportés (FMD).


sources:  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jos%C3%A9_Chombart_de_Lauwe

http://monument-mauthausen.org/spip.php?page=print-fiche&id_article=10732

http://blogs.ina.fr/edu/2012/02/03/concours-national-de-la-resistance-marie-jo-chombart-de-lauwe-memoires-de-resistants/

photo extraite de:

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2010/12/25/article_ravensbruck-mauthausen-marie-jo-chombart.shtml

 

JEAN GAVARD

Né le 16 mai 1923 à Ixelles, Jean Gavard faisait partie du réseau de résistance Confrérie Notre Dame Castille vers Bordeaux alors qu'il n'était que lycéen.

 

Arrêté par les SS le 10 Juin 1942 la veille de son bac, il est emprisonné à Paris dans la prison de Fresnes durant dix mois puis envoyé dans le camp de travail de Mauthausen en Autriche. Il y arrive le 27 Mars 1943 avec pour matricule le numéro 48 278 et y travaille à partir d'avril dans le camp annexe de Gusen.

 

Il est libéré par les américains le 5 mai 1945 mais n'est renvoyé chez lui qu'après des semaines de convalescence. En effet, Jean Gavard est bien trop épuisé physiquement pour rentrer en France tout de suite après ces trois ans de détention.

 

De retour à Bordeaux, il reprend ses études. Après avoir obtenu une licence de droit et un diplôme d'études supérieures d'économie politique et de sciences économique, il s'investit pour que la mémoire de la déportation continue à être transmise. Dans ce but, il va surtout intervenir auprès des jeunes à travers des témoignages, ou encore en participant à la mise en place du Concours National de la Résistance. Il en est le président du jury de 1993 à 2001. De plus, il participera à des procès contre des négationnistes, en se procurant les témoignages d'anciens déportés de Mauthausen qu'il avait connu au camp. Enfin, il est encore aujourd'hui vice président de la Fondation de la Résistance et fait partie de l'Amicale de Mauthausen.

 

 

Sources :

Jean Gavard, une jeunesse confisquée 1940-1945, Paris, L'Harmattan, 2007 

http://www.inrp.fr/she/archoral/temoins/111.htm

 

http://www.fondationresistance.org/pages/la_fondation/organigramme.htm 

 

http://www.campmauthausen.org/biographies#jg

STEPHANE HESSEL


Né le 20 octobre 1917 à Berlin, fils d'une famille juive, il arrive à l'âge de 8 ans en France et devient officiellement citoyen français en 1937. Diplômé des écoles normales supérieurs, il intègre la résistance française et suit le mouvement de De Gaulle à Londres.

Il est arrêté, le 8 août 1944, pour résistance contre les forces nazis et pour être de religion juive. Il est alors envoyer au camp de Buchenwald, puis à celui de Dora où il parviendra à survivre.

Le cas de Stéphane Hessel est particulier, pour survivre il a changé plusieurs fois de numéros de matricule avec trois prisonniers mourant du typhus. Ainsi il a évité une mort certaine. Une fois la capitulation Allemande passé, il entre au Quai D’Orsay en 1945 et fait une partie de sa carrière diplomatique auprès des Nations Unies où il assiste comme témoin privilégié à la constitution de la charte des droits de l’homme et du citoyen. En 2005, il écrit un livre qui s'intitule «La poésie comme nécessité ,Mon beau navire, Ô ma mémoire». Son livre, paru en 2005, évoque l'importance du rôle de la mémoire du génocide et de l'atrocité de la guerre.

Stéphane Hessel est donc connu du grand public pour être l'un des grands défenseurs des droits de l'homme, récemment il était a une conférence aux états-unis sur la mémoire de la seconde guerre, son rôle de représentant est encore bien présent.

 

Sources : http://www.parismatch.com/Culture-Match/Livres/Actu/Stephane-Hessel-dans-le-tourbillon-de-la-vie-382021/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Hessel

 

 

Lise London

 

Lise London fut une militante communiste avant la Seconde Guerre mondiale, elle participa à ce titre à la constitution des Brigades internationales dans l'Espagne républicaine et résista dès le début de l'Occupation nazie. Capitaine dans la Résistance, elle est arrêtée en août 1942 par la police française, livrée aux Allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbruck. Elle a reçu le titre d'Officier de la Légion d'Honneur.

Elle est née le 15 février 1916 à Montceau-les-Mines en France et vit toujours à l'âge de 94 ans.

 

A près de 100 ans, Lise London reste un écrivain reconnu avec quelques ouvrages dont les critiques furent unanimes et révélèrent le talent de cette ancienne déportée.

 

  • L'aveu : dans l'engrenage du procès de Prague (1971).

  • L'écheveau du temps : La mégère de la rue Daguerre (1995)

  • L'écheveau du temps : le printemps des camarades (1996)

  • Le printemps des camarades (1998)

 

 

Citation de Lise London :

 

« La valeur de la vie ne se mesure pas au nombre d'années vécues, mais à sa richesse et à la profondeur de l'empreinte que nous laissons derrière nous sur Terre »

 

Une fois transférée au KL Ravensbruck, elle reçoit le matricule 42216.

 

De part une vie riche en rebondissements, Lise London symbolise la Résistance dans son ensemble car elle a été déportée dans un camp de concentration et a réussit à survivre. Ainsi, Lise London peut être caractérisée comme une  « terroriste » pour le régime nazi et de véritable héroïne pour les Alliés.

 

Primo Lévi
Primo Lévi

PRIMO LEVI

Primo Lévi était un Juif italien né à Turin le 31 juillet 1919. En 1937, il est diplômé du lycée classique Massimo d'Azeglio. Cependant, il est accusé de ne pas s'être délibérement présenté à une convocation de la Marine Royale, ce qui l'oblige à refaire sa dernière année. En février 1939, il est accepté à l'Université de Turin pour y étudier la chimie, les lois raciales italiennes contre les Juifs, notamment dans le domaine de la scolarité, n'étant rentrées en vigueur qu'en juillet de la même année. Bien qu'il ait eu du mal à trouver un professeur qui contrôle sa thèse de fin d'année, il est diplomé avec la meilleure mention possible malgré l'appelation "de race juive" qui ne lui permet pas de trouver un travail qui lui correspond. Primo Lévi a rejoint le parti antifasciste Giustizia e Libertà (Justice et Liberté en français) en octobre de l'année 1943. 

Primo Lévi est déporté début 1944 à Monowitz, un des camps satelites de Auschwitz, avec le matricule 174 517. Grâce à son bagage universitaire, il a obtenu une place plutôt privilégiée d'assisstant dans un laboratoire. Cette position lui permet notamment de survivre le temps que l'Armée Rouge ne vienne libérer le camp en janvier 1945.

Après Auschwitz, Primo Lévi a tenté d'extérioriser ce passage de sa vie grâce à l'écriture. C'est notamment dans ce contexte qu'il rédige le fameux Si c'est un homme en 1947 qui, paradoxalement, n'a rencontré le véritable succès littéraire qu'après sa mort. Malgré le succès en librairie de La Trève en 1963, Primo Lévi n'a pas réussi à éviter la dépression, son passé à Auschwitz le tourmentant. Sa plume est indémniablement antifasciste et lui a permis de se hisser parmi les plus auteurs les plus importants luttant contre le révisionnisme et militant pour que l'humanité garde en mémoire l'attrocité des camps, bien qu'il a fait une distinction très nette entre les Goulags et les Lager.
Il meurt en 1987 à Turin, officiellement d'un suicide, même si d'autres thèses expliquent qu'il s'agirait d'une chute accidentelle dans l'escalier de son appartement.

Jacques Sassier / Gallimard
Jacques Sassier / Gallimard

JORGE SEMPRUN

Né le 10 décembre 1923 à Madrid, Jorge Semprún Maura était à la fois écrivain, scénariste et homme politique. Durant la Guerre civile espagnole, il fut diplomate au service de la République espagnole à la Haye. Suite à ces événements Jorge Semprun et sa famille se sont exilés en France. Arrivé sur le territoire français, il y fait ses études à Henry IV puis à la Sorbonne. C'est là notamment qu'il découvre la philosophie. Ce sujet d'étude ne le quittera pas y compris dans le camp de Buchenwald.  Très vite Jorge Semprun a rejoint la résistance française puis a adhéré au parti communiste français. En 1943 à l'âge de 19 ans, il est déporté au camp de concentration de Buchenwald durant 15 mois.Il reçoit le matricule 44 904.

Le camp est libéré le 11 avril 1945, en rentrant à Paris il commence alors à rédiger ses mémoires, mais il se rend compte que la poursuite de ce travail le met en danger. Il prend alors la décision de ne plus repenser à ce qui s'est passé durant ces années, ce qu'il qualifiera « d'amnésie volontaire". Il faut attendre les années 60 pour que Jorge Semprun reprenne sa plume et raconte dans plusieurs ouvrages son expérience concentrationnaire. Nous avons notamment utilisé pour réaliser ce site des extraits de L'Ecriture ou la vie,(1994) ou Le Grand Voyage (1963).

Parallèlement il continue à défendre les valeurs de démocratie, de liberté. En effet il coordonne la résistance communiste au régime de Franco. Il est toutefois exclu en 1964 du PCE pour « divergence de point de vue par rapport à la ligne du Parti ». C'est la preuve qu'il cherche à garder sa liberté.
Son retrait de la vie politique annoncera le commencement d'une carrière littéraire avant que la mort ne l'emporte en juin 2011.

 

 

Elie Wiesel

 

Elie (Eliezer) Wiesel, né le 30 septembre 1928 à Sighetu Marmatiei (Roumanie) est un écrivain américain issu d'une famille juive hongroise.

 

En 1944, comme tous les Juifs de la zone hongroise de Transylvanie, il est déporté avec sa famille par les nazis à Auschwitz-Birkenau, puis Buchenwald. Il y perdra ses parents et sa sœur.

 

 

Libéré par les Américains, il passe une dizaine d'années en France (études à la Sorbonne) et devient journaliste, un métier qui lui fera parcourir le monde. C'est notamment durant son séjour en France qu'il se lie d'amitié avec François Mauriac et Golda Meir.

 

Il consacre une partie de son ouevre à l'étude de la Shoah dont il est rescapé, àtrente ans, Elie Wiesel parvient enfin à écrire "La Nuit", témoignage pour les martyrs de l'Holocauste et en 1986, il reçoit le prix Nobel de la Paix.

 

Depuis 1993, il préside l'Académie universelle des cultures et a reçu de nombreux prix pour ces livres.

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Elie_Wiesel

http://www.forum-events.com/debats/biographie-elie-wiesel-60-57.html