Hans Bonarevitz

 

  Hans Bonarevitz, matricule n. 3138, est un homme autrichien déporté au camp de Mathausen en Autriche. Cet homme s'évadera de ce dernier par un stratagème on ne peut plus ingénieux. Il se cache à l'intérieur d'une caisse et parvient ainsi à sortir du camps. Il est repris et renvoyé au camp 3semaines environ après son évasion. Il sera enfermé dans cette caisse pendant 7 jours. Le 29 et 30juillet 1942, le détenu Hans Bonarevitz subira des humiliations des coups et tortures pour s'être évadé du camp. Il est réintégré dans ce dernier le 29 juillet 1942.

  Ce jour du 30 juillet 1942, les détenus assiste à un spectacle innatendu. Il se passe devant eux une "'parade" metttant en scène  l'éxecution de Hans. Ce dernier est disposé sur un wagonnet avec derrière lui la caisse dans laquelle il sest évadé. Une fanfare le devance. L'orchestre du camp, jouait : « J'attendrai » et l'accompagne au pied de la potence où il sera pendu devant tous ses compagnons. Les photo des archives SS du camp de Mauthausen ci d'essous rendent compte de l'ambiance "morbide" qui règne une fois de plus dans ces camps de la mort. L'orchestre et le condamné à mort passent entre les Blocks des détenus devant ces derniers. L'humiliation est totale. "Il a flairé le diable. Pourquoi s'en aller alors que le bien est si proche ?" Cette phrase est un bon symbole de la pensée SS. Elle est inscrite, par les SS, sur la caisse en bois dans laquelle le détenu Hans Bonarevitz s'est évadé de Mauthausen. Cette phrase est très cynique : le diable pour les SS c'est la liberté alors que le bien c'est le camp de Mauthausen!

 

Témoignage:

 

"Tous les détenus rassemblés sur la place d’appel vont assister au spectacle. L’évadé est promené sur un chariot par deux déportés de la même nationalité. Un orchestre ouvre la marche sur l’air « j’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours ton retour… » Cette promenade rocambolesque terminée, le malheureux arrive au pied de la potence. (…)

Il a les pieds entravés. Le bourreau lui passe un nœud coulant autour du cou. D’un coup sec, l’escabeau roule, le corps se balance. Un silence de mort plane au dessus de nos têtes. Tout est fini."

Daniel Piquée – Audrain, matricule 62 978, Mauthausen

 

Vous trouverez içi le lien internet donnant accès à la musique "J'attendrais".  

http://www.youtube.com/watch?v=ApMGZVyEtAY

  Jean Gavard, dans son  livre "Une jeunesse confisquée" aborde le fait que les prisonniers rescapés du camp de Mauthausen ont tenté après leur libération de montrer, et de dénoncer cette tentative menée par l'Allemagne nazie, d'extermination d'un peuple. Tous d'abord revenont au camp de Mauthausen. Dans ce camp un espagnol républicain, membre du parti communiste espagnol, Manuel Razola, avait mis en place un réseau de résistance à l'intérieur même du camp. Grâce à ces personnes des duplicatas ont été fait des négatifs des photos prises lors de la parade mettant en scène la mort de Hans Bonarevitz, et cahés jusqua la libération du camp. En l'année 1978, un livre nommé "Documents photographiques pour écrire l'Histoire" est édité en République Fédérale allemande. Dans ce livre sont présentées de nombreuses photographies du camps de Mauthausen et plus particulierement les photos de la cérémonie annoncant la mort du détenu Hans Bonarevitz. Avant cela des négationnistes pronait le fait que l'histoire même d'un camp d'extermination nommé mauthausen était érronée et inventée de toute part; avec ces preuves irréfutables accompagnées de témoignages de rescapés les propos de ces personnes furent rendues incrédibles, et la vérité fut enfin révélée.

  Nous avons pu voir que l'évasion est une forme de résistance. Suite à une tentative Hans Bonarevitz est exécuté par les SS. L'histoire de l'éxécution de ce détenu allemand nous apporte de nombreuses informations.

  Une exécution comme cela servait à dissuader les détenus de tenter de s'évader, mais elle montre aussi la volonté de déshumanisation de ridiculer le détenu avec les les musiciens, L'humiliation "publique" face à tous les détenus sur la place de rassemblement. La volonté des détenus de garder des traces de l'enfer est effectivement présente avec la volonté de cacher des négatifs qui devront servir de preuve, qui devront venir en appui des témoignages. Est aussi présente la volonté des détenus de conserver la mémoire des personnes exécutés, de lutter contre le négationisme et de transmettre la mémoire par le témoignage.